La meilleure réforme pour la santé publique suisse: moins d’Etat!

2. 12. 2013

La satisfaction de la population est un critère décisif pour l’évaluation d’un système de santé. La population suisse est satisfaite du modèle suisse. Lors de sa conférence de presse annuelle, le Forum Santé pour Tous souligne l’importance de la concurrence et réitère la demande pour une diminution marquée de l’influence de l’Etat. Seule la réduction de la pression réglementaire permet au système de santé suisse de garder les meilleures notes. 

Le système de santé suisse se situe à un niveau très élevé en comparaison internationale. Ceci est démontré par une enquête réalisée par le Commenwealth Funds auprès de la population de onze pays: la majorité de la population suisse juge le fonctionnement du système de santé comme étant bon, voire très bon, et trouve qu’aucune réforme fondamentale n’est nécessaire. Les résultats concordent avec l’actuel moniteur de la santé gfs, un sondage représentatif effectué annuellement auprès de la population suisse par l’Institut de sondage gfs.bern et mandaté par Interpharma: 76% des personnes interrogées ont une impression très ou assez positive de la santé publique en Suisse. 

Lors de la conférence de presse annuelle à Berne, M. Alex Kuprecht, co-président du Forum Santé pour Tous (FST), souligne précisément que: «La population soutient notre système de santé libéral. La Suisse ne connaît pas de rationnement ou de longue attente pour un traitement médical. Des réformes sont possibles seulement dans une direction, vers moins de régulations. Au plan international, le système de santé suisse est un des meilleurs et des plus fiables.» Si la pression augmente vers plus de régulation, la Suisse risque de connaître un mécontentement croissant et finalement des pertes massives au niveau de la qualité. «Les rationalisations, les attentes et les surendettements observés dans les pays dotés d’un système étatique doivent servir d’avertissement.» 

Les exigences du Forum Santé pour Tous qui soutient un système de santé libéral sont plus qu’actuelles. Kuprecht dit: «Nous luttons pour une qualité élevée et un libre choix des assurés, une transparence par les coûts et l’utilité, la suppression de la contrainte contractuelle et une concurrence efficace et durable entre les assureurs. Nous refusons catégoriquement toute solution onéreuse de caisse unique qui déstabiliserait l’ensemble du système.» 

Les pays dotés d’un système concurrentiel sont mieux placés 
Dans l’exposé qu’elle a prononcé en qualité de conférencière invitée, Madame Dr oec. Karolin Leukert, économiste de la santé chez Polynomics, compare les systèmes de santé de divers pays européens. Le défi est le même pour toutes les nations: il faut coordonner trois acteurs (le patient, l’assureur et le prestataire de services) pour atteindre trois objectifs majeurs: prise en charge optimale, solidarité et économie. Karolin Leukert continue: «Bien que les objectifs soient pondérés différemment selon les pays et leurs possibilités de réalisation de gradations, de variantes et de combinaisons, la plupart des pays ont, soit un système basé sur un modèle de prestations fournies par l’Etat et subventionné par des impôts, soit comme la Suisse, un modèle d’assurance sociale dotée de prestations fournies par l’Etat et des entreprises privées. La forme des divers éléments est le résultat d’une évolution historique qui dépend d’une manière non négligeable des préférences de la population.»

En ce qui concerne la Suisse, Madame Karolin Leukert conclut: «Avec un excellent accès à des prestations médicales de haut niveau et un degré de satisfaction élevé de la population, le système de santé suisse repose sur une base solide.» Il est important que le système reste flexible et adaptable à de nouvelles conditions et préférences de la population. «Pour cela, le système concurrentiel présente les meilleures bases». 

Communiqué de presse (pdf)
Présentation à la conférence de médias (en Allemand pdf) 

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